Réalisations de Photos, d'Audiovisuels, de Dessins et de Textes...Espace détente...
 
AccueilPublicationsS'enregistrerConnexion

Partagez | .
 

  LES AVENTURES DE FICHEMOILAPAIX

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Gy-Maud
Admin



MessageSujet: Re: LES AVENTURES DE FICHEMOILAPAIX   Lun 05 Sep 2016, 08:56

Personne ne sait quand.
Personne ne sait où,
à l'heure où les étoiles s'allument,
tous les conteurs se donnèrent rendez vous
dans cette clairière bien loin de tous ceux que n'étaient pas eux !
Grand conciliabule.
Pourquoi les conteurs ne pouvaient plus conter ?
Pourquoi les mots s’emballaient ou ne sortaient plus des bouches ?
Quelqu’un,
quelque part,
au milieu de la foule, murmura :
- C’est la faute des fées !
Ce mot murmuré fit un bruit de tonnerre.
Comme une houle de tempête,
les conteurs se révoltèrent :
- C’est la faute des trolls !
- Des korrigans !
- OUI, oui, la fautes des sorcières !
- Des elfes ! des dragons !
- Il faut les tuer cria une voix
- A la chasse au monde des ….
Le reste des mots se perdit dans une salve d ‘applaudissements.
Je ne participais pas à cette hourvari.
Je ne partageais pas cette idée propriétaire.
A l'écart de ce monde furieux,
je remarquais un homme.
Dans sa main, le bâton du conteur,
le pommeau sculpté à son effigie.
Un chapeau à large bord cachait ses yeux,
une barbe poivre et sel ne donnait pas son âge,
sa besace à mots sur son épaule
observait et ne disait mots !
Sous son long manteau, aux couleurs des chemins,
se devinait un gilet et un pantalon à rayures sombres.

Il était l’heure où la lune et les étoiles s’éteignent,
quand ils se séparèrent.
Le conteur, le seul qui n’eut rien dit
sortit la main de sa poche, tenant une pelote de fil d’or.
Tout doucement il accrochait son fil aux besaces des conteurs.
que tous trimbalent sur leurs épaules.
Les conteurs arpentèrent tous les chemins des forêts,
les grottes,
les vieux châteaux,
les châteaux en ruines,
les château tout neufs,
les châteaux forts,
même les châteaux en Espagne,
espérant mettre la main sur les coupables.
Comment auraient ils pu rencontrer le monde merveilleux de l'imaginaire ?
À fermer les liens de leur besace à mots
ils en perdirent leur âme d'enfant

Si un conteur voulait conter,
sortait de ses lèvres :
un demi point d’exclamation,
un quart de virgule,
une lettre abrégée,
le silence.
Les conteurs hoquetaient,
le monde toussait,
les hommes, les femmes, les enfants avaient froid.
Les histoires qui les faisaient rêver, leur manquaient.

Personne ne sait quand,
personne ne sait où,
un jour de début de printemps,
une petite fille au sourire doux suivait un conteur.
Il marchait tête basse,
traînait ses pieds dans la poussière du chemin,
son sac à contes béant.

-Dis monsieur, je sais pourquoi tu n’as plus d’histoires dans ton sac !
-Toi ! ?
Tu sais !?
Impossible !
Nous les conteurs cherchons, en vain,
les contes perdus, nous les savons disparus à jamais.

-Dis monsieur, les mots de tes histoires,
tes histoires se sont échappées par là.
Elles ont glissées sur les fils accrochés à ton sac.
Regarde !

L’homme posa sa besace.

-Tu as peut être raison !

Personne ne sait quand.
Personne ne sait où.
À l’heure où les étoiles et la lune s’allument.
Tous les conteurs du monde s’étaient donné rendez-vous dans cette clairière,
bien loin de tous ceux qui n’étaient pas eux.





Revenir en haut Aller en bas
http://www.univers-de-maud.com/
Gy-Maud
Admin
avatar


MessageSujet: Re: LES AVENTURES DE FICHEMOILAPAIX   Jeu 15 Sep 2016, 08:20

La grande question de ce moment là, fut :
- Pourquoi les histoires s’étaient fait la malle ?
Pourquoi les mots avaient perdu le sens de l’histoire ?
Pourquoi les histoires avait perdu le fil de l’histoire ?

Un conteur regarda l’homme qui se tenait à l’écart.
Dans sa main le bâton du conteur, le pommeau sculpté à son effigie.
Son chapeau à large bord cachait ses yeux,
Une barbe poivre et sel donnait elle son âge ?
Sous son manteau on devinait son gilet et son pantalon à rayures sombres.
Il ne disait mots, attentif à ce qu’il se passait.

-Eh ! toi le taiseux, as-tu quelque chose à dire ?

-Oui ! je sais pourquoi !

-Raconte !

-Le premier, des premiers conteurs donna ses mots à tous.
Il raconta ses histoires au vent qui
Le vent les a semées dans le monde entier.
Et vous, vous les emprisonnez.
Chacun ferme sa besace à double nœud,
Vous les empêchez de vivre,
de grandir, en devenant leur propriétaire.
Laissez les vivre !
Laissez les grandir au travers de l’imaginaire des uns et des autres et tout redeviendra comme avant.

Il était l’heure où la lune et les étoiles s’éteignent, quand nous nous séparèrent.
A nouveau les contes n’appartenaient plus à personne !
Seule une poignée refusèrent l'accord.
Leur besace à mots béante refusait de se fermer.
Hélas je croisais les plus virulents.
Mon sac à mots bien fermé
augmenta leur ressentiment !
L'un d'eux m’assomma avec son bâton de conteur.
Il tapa si fort qu'il me laissa roide mort !
Le pire il me vola ma besace !
Mon bien le plus précieux !
Impossible d'aller vers la lumière sans lui !
Depuis ce jour je la cherche encore

Meinon Meinon :
_ Tu connais mon histoire enfin une partie !

Fichemoilapaix :
- Nous cherchions l'impossible l'un et l'autre.
Nous trouvons cette enfant !
Un beau trésor !

Meinon Meinon :
- Pourquoi nous voit elle ?

Fichemoilapaix :
- Vas savoir !

Le ciel perdait sa couleur de nuit.
En haut des montagnes s'accrochaient
les derniers nuages de l'orage de la veille !
Le silence de l'aube chahuté par les clarines
bientôt émaillé par le babil des enfants,
s'étendait sur la vallée encore dans l'ombre !
Sophie réveilla les enfants plus tard.
Les filles terminaient de s'habiller
à l'appel de la cloche pour le petit déjeuner.
Les émotions de la veille laissaient des traces.
Malgré la gronderie d'hier, pas un bonjour pour Berthe.
Cela ne la gênait pas, habituée, à l'école,
d'une telle indifférence.
Bien au contraire aucun compte à rendre.
La tranquillité pour s'échapper dans ses rêves.
Sophie attentive à cette mise à l'écart,
se promit de ne pas laisser passer cette vilénie.

Sophie :
- Ce matin nous préparons la chasse aux trèsors de cet après midi !
Andrée, Aline et Berthe vous m'aiderez pour la réalisation du parcours,
pour les autres quartier libre !

Berthe s'approche de Sophie et dit tout bas :
- Sophie je préfère m'installer au bord de la rivière pour lire !

Sophie sur le même ton :
- Berthe, j'ai grand besoin de toi pour préparer questions et devinettes !


Sophie réfréna une grande envie de la prendre dans ses bras.
Montrer son affection creuserait le fossé entre les filles !
Elle se contenta d'une tape bourrue tendre sur l'épaule.

Fichemoilapaix :
- Nous restons avec toi !

Meinon Meinon :
- ma non ma non nous te donnerons des idées !
Plein d'idées !

Berthe :
- Merci mes amis !
Vos mines patibulaires ne me disent rien de bon !
Après le petit déjeuner,
Sophie confia les enfant de son groupe à d'autres monitrices,
gardant avec elle : Andrée, Aline et Berthe.

Sophie :
- Voici pour chacune, quatre feuilles et un stylo.
Sur chaque feuille vous devez écrire une énigme.
Bien sûr vous ne donnez pas la réponse.
Quand ceci sera terminé
nous irons les déposer en des lieux stratégiques,
pour la chasse aux trésors de cet après midi.

Berthe prit un de ses livres comme appui,
elle s'assit au pied d'un arbre,
dispensateur d'un ombre bienfaisante.
Fichemoilapaix et Meinon Meinon l'accompagnaient.

Meinon Meinon :
- J'adooooore l'énigme du sphinx !

Fichemoilapaix :
- Peuf tout le monde la connait !

Berthe :
- De plus notre groupe à étudier la Grèce ancienne !

Meinon Meinon :
- Peuf ! Ils n'ont pas tous le même âge !

Fichemoilapaix qui revient d'une course éclair :
- Pas la peine Andrée vient de l'écrire !
Pendant les longues soirées d'hiver,
quand troubadours et jongleurs ne pouvaient atteindre le château
pour cause de grandes neiges et gros froids,
près de la cheminée nous inventions des énigmes.

Berthe :
- Tu vivais aux temps des châteaux ?

Fichemoilapaix :
- Exact demoiselle !
Écoutez celle ci :
"Il est bon quand il est tôt.
Quand il est tôt, il est petit.
Cependant il peut être beau.
Et quand il est tard,
il est fini."

Berthe et Meinon Meinon d'une seule voix :
- Adoptée !

Meinon Meinon :
- A moi !
Deux pères et deux fils assis autour d'une table ;
sur cette table se trouvent quatre pommes,
chacun en prend une
il reste une pomme sur la table.
Pourquoi ?

Berthe :
- Pour moi j'adopte !

Fichemoilapaix après quelques instants de réflexion, très étonné :
- Tu réponds vite Berthe !
Comme Berthe !

Berthe :
- Celle ci ma grand mamy adorée me la posait souvent :
J'ai des plumes mais pas de poils,
j'ai des poils mais pas de plumes,
j'ai des plumes mais pas de poils,
j'ai des poils mais pas de plumes,
mon tout est le nom d'une plante.
Qui suis-je ?

Fichemoilapaix et Meinon Meinon d'une seule voix :
- Pas facile !

Berthe avec un grand sourire :
- et celle ci ?
Mon premier va çà et là,
Mon deuxième est employé des Postes
Mon troisième ne rit pas jaune
Mon quatrième n'est pas pressé
Mon tout est un écrivain !

Meinon Meinon
- Je ne comprends pas !

Fichemoilapaix :
- Moi pareil !

Berthe :
- Vous ne connaissez pas les charade à tiroirs ?
Voici nos quatre énigmes portons les à Sophie !
Sophie après lecture des énigmes de Berthe :
- Un peu compliquées !
Voyons celles d'Andrée et Aline !
Au bout d'un temps Sophie songeuse :
- Beaucoup plus simples !
Bien bien !
Nous allons créer des niveaux de difficultés,
les plus accessibles pour les plus jeunes,
les moins faciles pour les plus âgés !
Il manque une série de douze devinettes !
Je les trouverai et les placerai pendant le repas,
vu l'heure il nous faut déjà cacher celles ci !

Andrée murmure à l'oreille d'Aline :
- Quelle casse pied cette Berthe !
Heureusement qu'un seul soit grand !

Aline de pouffer :
- Berthe au grand pied !
Berthe au grand pied !

Murmures qui n'échappent point à l'ouïe fine de Fichemoilapaix !
Furieux, il souffle un air glacial dans le cou des deux filles !
Intriguées elle se regardent et frissonnent.

Aline :
- Je ne comprends pas :
pas de vent et pourtant je viens de sentir un courant d'air glacial !

Andrée observant les arbres :
- Pas une feuille ne bouge !
elle rajoute devenant toute pâle :
- Un fantôme !
Sophie ! Sophie il y a un fantôme !

Sophie rassurante :
- Mais non, mais non, les fantômes n'existent pas !

Fichemoilapaix agacé :
- Et voilà ! Pour qui nous prend on !
Pour des être fantasmagoriques ?

Berthe éclate de rire devant l'air pseudo outré de Fichemoilapaix.

Sophie :
- Berthe pourquoi ris tu ainsi ?

Berthe :
- Une idée amusante me traverse l'esprit !

Fichemoilapaix sur un ton caverneux :
- Esprit es tu là ?

Berthe retient un grand éclat de rire !

Deux heures après, le parcours terminé Sophie recommande :
- Ne soufflez mot aux autres enfants.
À eux de chercher et de trouver !

Aline à Andrée :
- Pas question de me taire !

_________________

puisque ça ne ressemble à rien, ça ressemble à tout (Dan)
vos bonjours du matin sont mes sourires du jour  (Maud)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.univers-de-maud.com/
Gy-Maud
Admin
avatar


MessageSujet: Re: LES AVENTURES DE FICHEMOILAPAIX   Jeu 15 Sep 2016, 08:23

Une heure à attendre avant le repas.
Berthe s'installa au bord de la rivière
le nez dans ses chers bouquins.
Fichemoilapaix et Meinon Meinon
ne quittaient pas Andrée d'une semelle !
Celle ci cherchait sa plus jeune sœur,
pour lui raconter le parcours
et donner les solutions aux charades !

Andrée :
- Jacqueline, viens descends de la balançoire !

Jacqueline :
- Tout à l'heure !

Andrée autoritaire :
- Non tout de suite !

Un regard échangé entre les deux ectoplasmes,
en un temps trois mouvements :
l'un décrocha un anneau de la balançoire,
l'autre retenait l'enfant dans sa chute :
pas question que la petite sœur d'Andrée se blessa !
Pas question non plus qu'Andrée divulgua la moindre informatio.

Andrée inquiète :
- As tu mal quelque part ?

Jacqueline époussetant sa robe frottant ses genoux :
- Non, juste un peu sonnée !

Andrée :
- Je t'emmène à l'infirmerie !

Envolée l'idée de cafarder !
Les deux fantômes satisfaits rejoignirent Berthe.

Dans la vallée retentit la cloche annonçant le repas de midi.
Bob sur la tête, après le repas,
chaque groupe partit vers la forêt.
La chasse au trésor remplit d'étoiles les yeux des enfants.
Devinettes pour les plus jeunes
charades pour les plus grands
Après midi de rêves !
Tout se gâta à l'heure du goûter :
Aline et Andrée introuvables
malgré les appels réitérés et de plus en plus soucieux de Sophie !
Cette dernière devant cette absence
partit vers la colonie avertir madame Puissanfin !

Sophie s'approchant de Berthe :
- Aline et Andrée projetaient de dévoiler les réponses à leurs frères et sœurs.
Sais tu si elles mirent leur projet à exécution ?
Aurais tu entendu un quelconque projet ?

Berthe :
- Non Sophie, rien.
Je les ai vues en grand conciliabule quand je lisais au bord de la rivière.
Pendant la chasse aux trésors, j'attendais à la halte 10
comme vous me l'aviez demandé !
Aline et Andrée, elles se postaient au numéro 12,
avec Babette et Agnès
Je ne pouvais donc les voir.

Sophie :
- merci Berthe.
Babette et Agnès les ont vues s'éloigner dés le début de la course aux trésors,
sans aucune explication !
Elles prirent le sentier qui va vers la clairière du chasseur !
J'y suis allée rien ni personne !

L'heure du repas approché,
Aline et Andrée toujours absentes à l'appel !
Madame Puissanfin appela la gendarmerie ..

Après un bref entretien avec la directrice,
le commandant de gendarmerie prit contact
avec le général de la caserne toute proche
pour demander du renfort, et vite !
La nuit allait arriver, il fallait des torches puissantes,
hors de question d'arrêter les recherches !

Berthe :
- Fichemoilapaix et Meinon Meinon,
nous ne pouvons rester à rien faire !
Une idée ?

Meinon Meinon :
- Ma non ma non la solution existe.
Cependant je ne voudrais pas nous faire "griller" !
Berthe montre toi persuasive pour te mêler aux recherches.
Quand nous les aurons trouvées,
nous viendrons vers toi pour te guider.

Fichemoilapaix :
- Meinon Meinon même avec toute notre bonne volonté,
jamais jamais nous ne pourrons en un temps record
fouiller cette forêt immense !

Meinon Meinon avec un sourire mystérieux :
- Que Berthe rejoigne Sophie,
et vous verrez !!!

_________________

puisque ça ne ressemble à rien, ça ressemble à tout (Dan)
vos bonjours du matin sont mes sourires du jour  (Maud)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.univers-de-maud.com/
Gy-Maud
Admin
avatar


MessageSujet: Re: LES AVENTURES DE FICHEMOILAPAIX   Sam 24 Sep 2016, 08:18

Berthe rejoignit les fantômes sous la tente,
elle prit un vêtement chaud :
- Sophie accepte que je sois avec elle,
à une seule et unique condition :
je reste à côté d'elle !

Meinon Meinon :
- D'accord tu ne bouges pas d'un iota
auprès de Sophie !
Dés que nous les aurons trouvées,
je te donnerai la direction
A toi de la convaincre !
Allons-y !

A l'orée du bois Meinon Meinon mis ses deux index dans sa bouche ,
et il siffla à trois reprises !
Berthe en souriant elle murmure :
- Seuls les voyous sifflent comme ça !

Sophie :
- Tu disais ?

Berthe :
- Rien !! rien !!

Meinon Meinon :
- Ma non, ma non, un brin vulgaire,
je te l'accorde !
Dans moins d'une minute tu en verras l'efficacité,
dans moins d'une demi-heure
les deux péronnelles seront trouvées !

Un bruissement parcourut l'orée de la forêt,
Un, puis deux, puis dix, puis cent,
puis impossible de les compter
des fantômes apparurent ..
Devant cette vision fantasmagorique
la bouche de Berthe s'ouvrit d'étonnement !

Meinon Meinon hilare :
-Ma non ma non ...
Ferme ta bouche Berthe,
Des personnes autour de toi
vont poser une question
à laquelle tu ne pourras répondre !

Fichemoilapaix tout aussi étonné que Berthe :
- v'là une idée extravagante et sûrement efficace !

En quelques mots Meinon Meinon explique
la fugue d'Andrée et D'Aline
Il poursuit :
- Berthe tu restes avec Sophie
Dés que nous les trouvons je viens te dire où elles se cachent.

Les ectoplasmes commencèrent leur recherche
bien avant le signal du départ du commandant ..
Dans la forêt les feuilles des arbres murmuraient
sous un mouvement doux ressemblant à une brise de printemps.

Un quart d'heure plus tard Berthe aperçut Meinon Meinon.
Il lui glissa quelques mots à l'oreille.
Elle poussa un tel soupir que Sophie se pencha vers elle :

Sophie :
- Berthe vas tu bien ?

Berthe :
- Sophie, connais tu la grotte du vieux tacot !

Sophie :
- Pourquoi la grotte du vieux tacot ?
Elle se trouve de l'autre côté de la vallée,
je la connais bien mon frère et moi y allons souvent !

Berthe en ânonnant comme si elle se souvenait :
- L'autre soir ... Anne ... parlait de ce lieu avec les filles ,
Andrée semblait connaître, j'm'demande ...

Sophie :
- Commandant, commandant ...
Berthe se souvient d'une conversation
où l'une d'entre elles citait la grotte du vieux tacot

Le commandant :
- Cela me semble abérant !
Vous imaginez la distance !

Berthe :
- Anne, Aline et Andrée projetaient d'y aller !
Pourquoi pas vérifier !

Après quelques minutes de réflexion
le commandant, sans trop y croire, appela l'état major
demanda qu'une équipe restreinte parte vers la grotte du vieux tacot !

Sophie et Berthe accompagnaient les hommes du commandant.
Arrivés à l'entrée de la grotte du vieux tacot
les lampes torches éclairèrent Andrée et Aline.
Serrées l'une contre l'autre, les vêtements salis de boue
le visage fatigué aux larmes tracées
effrayées par ces hommes inconnus
se rapprochèrent encore plus.

Le commandant :
- N'ayez aucune peur, nous ne vous ferons aucun mal.
Nous vous cherchions à la demande de la directrice !

s'adressant à ses hommes :
- Apportez deux couvertures,
un thermos de café et deux gobelets!

Dans chaque gobelet remplis de café brûlant
le commandant rajouta une rasade de gnôle.

Quand elles finirent de boire, d'une voix dure et sévère le commandant demanda :
- Pourquoi vous enfuir de la colonie ?
Rendez vous compte du danger que vous courriez ?
Je veux des explications !

Une main toute chaude se posa sur son épaule.
Il se retourne :
- Que fais tu là ? dit il en voyant Berthe
Tu devrais être dans ton lit à dormir !

Berthe d'une voix toute douce :
B'soir m'sieur !
Vous voyez qu'elles sont épuisées
attendez demain !

Sophie :
- Berthe pendant la préparation de la chasse au trésor
a entendu une conversation de ces deux enfants,
elles projetaient de venir ici dans l'après midi !

Le commandant exaspéré :
- Berthe, tu ne pouvais le dire plus tôt !

Berthe avec assurance :
- Je me suis souvenue de leur conversation
à notre arrivée dans le bois !

Sophie :
- Commandant, je comprends votre mécontentement
cependant il nous faut rentrer au plus vite.
La route est longue et ces deux enfants non point goûté ni soupé !

Le commandant radouci :
- Je vous présente mes excuses !
Mon irritation est à la mesure de mon inquiétude.

Un soldat sort du rang :
- Commandant nous avons quelques biscuits !

Le commandant :
- Merci !

Après avoir dévoré les gâteaux secs
les deux enfants se levèrent prêtes à partir.

Andrée à l'oreille d'Aline :
- Jamais nous n'avons parlé de cette grotte !

_________________

puisque ça ne ressemble à rien, ça ressemble à tout (Dan)
vos bonjours du matin sont mes sourires du jour  (Maud)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.univers-de-maud.com/
Gy-Maud
Admin
avatar


MessageSujet: Re: LES AVENTURES DE FICHEMOILAPAIX   Sam 24 Sep 2016, 08:21

Tous les fantômes autour de l'entrée de la grotte applaudissaient !
Les vivants entendirent un bruit de vent,
personne ne vit qu'aucune feuille qu'aucune branche ne bougeait !
Leur seul souci regagner au plus vite leur lit !

Berthe à Meinon Meinon :
- Je ne peux les remercier sans attirer l'attention
Meinon Meinon fais le à ma place
Dis leur toute ma reconnaissance et ma joie !
Sans eux, sans vous jamais nous ne les trouvions !

Meinon Meinon avec un grand sourire :
- J'ai anticipé ta demande.
Ils repartent heureux d'avoir fait ta connaissance !

Le petit groupe de sauveteurs reprit le chemin du retour.
Un soldat courut jusqu'à la colonie apporter l'excellente nouvelle.
Les adultes et enfants arrivèrent à la colonie à l'heure
où le coq de la ferme voisine appelle le jour à naître.
La directrice attendait sur le perron.

La directrice :

- Andrée Aline et Berthe toutes les trois au lit à l'infirmerie !
Nous reparlerons de tout ça en fin de matinée !

Berthe :
- Madame, je préfère dormir dans le mien !

Après un bref échange de regard avec Sophie
- Permission accordée !
A vous Sophie de demander aux autres enfants
de respecter le sommeil de Berthe !

Sophie en souriant :
- Nul doute que la fatigue de cette nuit
sera un somnifère puissant !

Le commandant :
- Mademoiselle Sophie bravo et merci pour votre aide !

Sophie rougissante :
- Je n'ai fait que mon travail !

Le commandant :
- Je vous observais, j'ai lu dans vos yeux
une attention toute maternelle pour ces enfants.
J'espère vous revoir dans d'autres conditions !

Madame Puissanfin :
- Commandant je vous attends cet après midi,
pour une confrontation avec les deux fugueuses.
Sophie, dans mon bureau !

Quelques instants plus tard :
- Asseyez-vous ! Jean va vous apporter une collation.

À peine la phrase terminée, Jean arrivait,
visage grognon et cheveux ébouriffés,
quelle idée de le sortir à cette heure de son lit,
comme si les journées de travail n'étaient pas assez remplies !

Le gentil sourire de Sophie effaça les rides de contrariété du cuisinier !
Sur le plateau une grande tasse de café et deux bons gros sandwichs :

Jean :
- Sans beurre les sandwichs,
comme vous les aimez Manzelle Sophie.

Sophie :
- Merci Jean, voilà un encas qui va me ravigoter !

Jean se dirigeant vers la porte :
- Au revoir mesdames !

Madame Puissanfin attendit que Sophie but son café et manger un sandwich puis :
- Sophie, comment deux enfants de votre groupe ont pu fuguer ?

Sophie :
- Aline, Andrée et Berthe m'ont aidée le matin à préparer la course aux trésors.
Aline et Andrée déterminées à donner les réponses à leurs frères et sœurs
j'ai jugé préférable de les tenir loin des enfants,
elles étaient consignées dans leur chambre !
Quant à Berthe elle resta avec moi pour m'aider.

Madame Puissanfin :
- Je comprends !
Après un grand moment de silence :
- Pourquoi Berthe ne nous a t elle pas informé dés le début
des intentions de deux autres filles ?
Cela aurait évité tout ces tracas !

Sophie :
- Un mystère pour moi aussi !
Une enfant bien particulière,
attachante et très solitaire.
Souvent rêveuse !
Elle murmure et éclate de rire,
sans rime ni raison.
Elle préfère ses livres à la compagnie des autres enfants.
Peu de contact avec ses frères !
Oui une étrange enfant,
son attitude agace les autres filles du groupe,
Il était plus sage qu'elle dorme sous la tente
plutôt qu'à l'infirmerie avec Aline et Andrée !

Madame Puissanfin :
- Allez vous reposer.
Dormez sans souci je prends en charge vos enfants !

Sophie :
- Merci Madame Puissanfin !
Pour Berthe ne l’interrogez pas,
cela ne servirait qu'à la renfermer un peu plus !
Berthe resta dans les bras de Morphée jusqu'au repas de midi
sous la bonne garde de Fichemoilapaix et Meinon Meinon.
Dans l'après midi la directrice convoqua Aline et Andrée !
Durant l’admonestation de Madame Puissanfin
elles ne pipèrent mots comprenant leur imprudence.
Pendant ce temps, Berthe ayant eu l'autorisation
d'une après midi solitaire, lisait au bord de la rivière.

Sophie la rejoignit :
- Merci Berthe pour ton aide précieuse !

Berthe :
- Elles vont bien ?

Sophie :
- Oui, le médecin les a auscultées aucune trace de leur mésaventure !

Berthe :
- Vous connaissiez la grotte du vieux tacot ?

Sophie :
- Oui, avec mon frère nous y descendons pour faire de la spéléo !

Berthe admirative :
- Ah ! et pourquoi le vieux tacot ?

Sophie dans un éclat de rire :
- Le découvreur s'appelait "Beloto"
comme il ne manquait pas d'humour
il baptisa ce "trou" "le vieux tacot"
Et toi tu le connaissais ?

Berthe détournant la question :
- Le commandant vient tout à l'heure.
me questionnera t il ?

Sophie :
- Non, en revanche Aline et Andrée devront répondre à ses questions !

Fichemoilapaix et Meinon Meinon poussèrent un soupir de soulagement,
si grand, si fort que Sophie en sentit le souffle dans ses cheveux !

Sophie en partant :
- Tu rejoindras le groupe pour la collation de 16 heures.

Berthe à ses amis :
- Que répondre si l'on me pose encore cette question ?

Fichemoilapaix :
- Aucune inquiétude, Sophie te protège.

Berthe pas convaincue :
- Aline et Andrée n'ont jamais parlé de cette grotte !
À 15 heures tapantes, le ronronnement d'une voiture
annonça l'arrivée du commandant.

Dans le bureau de la directrice :
le commandant, la directrice, les deux fugueuses et Sophie.

Le commandant :
- Quelles sont les raisons de votre fugue ?

Grand silence, les deux filles têtes baissées.

Le commandant sévère :
- J'attends une réponse et elle n'est pas écrite su la pointe de vos chaussures !

Andrée toute penaude n'en menait pas large :
- Sophie, de la fin de la préparation jusqu'au début de la course aux trésors
n'arrêtait pas de nous surveiller !
Sophie nous a interdit d'approcher les autres enfants !
Nous nous ennuyons et nous avons décidé d'aller nous promener dans la forêt !

Le commandant se tournant vers Sophie :
- Pourquoi cette interdiction ?

Sophie :
- Aline et Andrée voulaient donner à leurs frères et sœurs
les réponses aux énigmes de la course.
Cela pénalisait les autres groupes.

Le commandant sur un ton encore plus dur :
- Non seulement vous fuguez et en plus vous vouliez tricher !
se tournant vers Sophie et madame Puissanfin :
ces deux demoiselles méritent une punition.

radouci :
- Il manque une troisième pensionnaire !

Sophie :
- Oui Berthe !
elle poursuit :
- Aline et Andrée allez en salle de bricolage
Madame Puissanfin et moi même viendrons vous rejoindre
après le départ du commandant.
Nous vous signifierons votre punition.

Après le départ des deux filles :
- Commandant, Berthe est une enfant fragile,

Madame Puissanfin :
- N'ayant aucune responsabilité dans cette fugue
,sur les recommandations de Sophie
nous préférons la tenir à l'écart d'un interrogatoire,
Elle est trop émotive,!
Nous avertirons les parents d'Aline et d'Andrée.
Comme il n'y a aucun antécédent
nous ne les renverrons pas.
En revanche Sophie et moi même déciderons de la punition à donner !

La conversation dura quelques minutes.
Une conversation d'adultes !

Le commandant :
- Madame Puissanfin, Sophie
je me dois de retourner à la caserne.
L'issue étant heureuse, le rapport sera succinct

La directrice :
- Sophie, accompagnez Monsieur le commandant,
un travail urgent à terminer !
Vous n'y voyez pas d'inconvénient commandant ?

Le commandant avec un grand sourire :
- Aucun !
Dans la cours les deux fantômes rôdaient comme une âme en peine!
Nul besoin d'une garde rapprochée pour Berthe :
Aline et Andrée consignées dans la salle de bricolage,
aucun risque qu'elles agacent Berthe !
Le commandant et Sophie sortirent de l'imposante bâtisse.
Quand ils arrivèrent près de la jeep du commandant,
l'au revoir tout en retenue les joues rougissantes de Sophie
la main de cette dernière tenue, par le commandant,
plus longtemps que le savoir vivre l'exige,
n'échappèrent pas au regard aiguisé de Fichemoilapaix et Meinon Meinon !

Fichemoilapaix :
- Quel stratagème trouverons nous pour rapprocher ces deux là ?

Meinon Meinon :
- Connais tu la vie personnelle du commandant ?

Fichemoilapaix hilare :
- Dés que j'ai compris le coup de foudre entre le commandant et Sophie,
j'enquêtais !
Elle : célibataire !
Lui : veuf avec deux enfants
son épouse emportée par une avalanche.
Depuis le drame il est inconsolable.
Nous d'un claquement de doigts allons les réunir.

Joignant le geste à la parole,
Fichemoilapaix déclencha un coup de tonnerre,
qui étonna le monde des vivants :
pas un nuage dans le ciel bleu profond


Meinon Meinon :
- Attention tu vas nous faire repérer !

Fichemoilapaix espiègle :
- Nous sommes transparents !
Qui à part Berthe peut nous voir ?
Le moins évident :
trouver une astuce pour que le commandant revienne.

Un évènement allait leur donner de quoi exécuter leur idée.

_________________

puisque ça ne ressemble à rien, ça ressemble à tout (Dan)
vos bonjours du matin sont mes sourires du jour  (Maud)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.univers-de-maud.com/
Gy-Maud
Admin
avatar


MessageSujet: Re: LES AVENTURES DE FICHEMOILAPAIX   Ven 30 Sep 2016, 23:38

En fin d'après midi Berthe rejoignit son groupe.

Sophie :
- Berthe des nouvelles d'Anne :
Après son opération elle rentrera dans une semaine !
Et toi ? Comment vas tu ?

Berthe :
- Merci Sophie !
Cet après midi de lecture m'a bien reposée !

Sophie :
- Quant à Aline et Andrée
Madame Puissanfin leur a signifié leur punition :
pas de veillée et corvée d'épluchage pendant trois jours !

Berthe :
- J'espère que la punition soit comprise !

Les enfants se lavaient les mains,
Andrée s'approcha de Berthe :
- Pourquoi racontes tu des salades
Je ne connaissais même pas le nom de cette grotte !

Sophie voyant le manège d'Andrée :
- Andrée ! Lavage des mains pas papotage !

Fichemoilapaix à Meinon Meinon :
- Et voilà : je l'avais dit :
Sophie protège Berthe !

Meinon Meinon :
- ma non ma non, Sophie ne sera pas constamment auprès de Berthe !

Fichemoilapaix :
- Nous oui ! et si pour une raison ou une autre
devons relâcher notre surveillance ,
nous appellerons un de tes amis !

Meinon Meinon :
- Je cherche de suite dans mon carnet d'adresse
qui sera le plus apte à nous passer une coup de main !

Meinon Meinon :
- ma non ma non j'appelle mon ami :
"Sème-la-discorde" !

Fichemoilapaix inquiet :
- Attends ! réfléchissons toute la nuit
pour en mesurer l’opportunité !
Crois tu pertinent d'inviter
"Sème-la-discorde" ?
Pas le moment d'installer la moindre zizanie !

Meinon Meinon hilare :
- Trop tard ! Je te présente mon ami !

Fichemoilapaix tout en lançant un regard courroucé à Meinon Meinon :
- Bonsoir !

Sème-la-discorde :
- Bonsoir !

Meinon Meinon conciliant :
- Aucune crainte, pas de désordre si pas nécessaire !
Tu sais, comme moi, qu'Andrée et Aline ne laisseront pas en paix Berthe !

Sème-la-discorde :
- Ma présence sera de courte durée :
juste le temps d'installer une distanciation  
entre ces deux filles et ce soir elles ne se parlent plus,
et que leur préoccupation première soit leur dispute !

En moins de temps pour le dire
Aline et Andrée étaient "fâchées à mort".

Quant à Sème-la-discorde
les montagnes lui plurent tellement,
qu'il décida de prolonger sa villégiature !
arguant sa présence indispensable,
au cas où les deux filles se réconcilient !
sachant pertinemment que la fâcherie durerait longtemps !
Meinon Meinon le présenta à Berthe,
le doux sourire de l'enfant le conforta illico dans son choix !

Sophie qui passait par là :
- Pourquoi et à qui sourit elle ?
Elle doit être en vagabondage dans son monde imaginaire !
Au fil des jours l'hostilité tissait la toile de la défiance.
Elle isolait de plus en plus Berthe !
Peu lui importait ses amis les fantômes l'entouraient
d'une grande affection et de beaucoup d'attention !

Anne rentra de l'hôpital le pied dans le plâtre.
Ne pouvant participer aux randonnées,
elle s'ennuyait ferme !
Une après midi de pluie,
les enfants se reposaient sous la tente.
Berthe leva le nez de son livre.
Le regard triste et désabusé d'Anne la bouleversa.
Elle se leva, pris son sac à livres et s'approcha :

- Anne, tu t'ennuies ?

Anne sèchement :
- Ça ne se voit pas ?

Berthe conciliante :
- Aimes tu lire ?

Anne :
- Pas vraiment !

Berthe plongeant la main dans son sac à la recherche d'une bande dessinée :
- Tiens je te le prête !

Anne bougonne :
- Lire me donne mal à la tête !

Berthe patiente :
- Tu regardes les dessins !

Anne prenant le livre et tournant les pages :
- Sympa !

Berthe souriante :
- Garde le ! Prends en soin !
Un cadeau de mon oncle décédé !
Quand tu auras fini,
tu me dis !
J'en ai d'autres !

Sans autre forme de procès Anne commença à lire;
Fichemoilapaix furieux :
- Même pas un merci ! Rien !
Sème-la-discorde peux tu rester là ?
Je crains pour le livre de Berthe !

Sème-la-discorde :
- Avec plaisir ! Au moindre signe
le livre s'échappera de ses mains !

Berthe rejoint son lit la gorge serrée
Meinon Meinon s'adressant à Berthe :
- Ma non ma non elle à de quoi te remercier cent fois !
Trop gentille Berthe !

Berthe se retourne pour ne pas être vue :
- Meinon Meinon : pas grave !
Vous mes amis m’entourez d'une telle gentillesse !
Jamais je ne fus aussi contente !

Fichemoilapaix :
- Quand la pluie cessera ?
Mes vêtements sentent de plus en plus le moisi !

Le reste de l'après midi se passa dans une paix relative.
Anne termina la lecture du livre juste avant le goûter.

Anne s'approchant de Berthe :
- Merci pour la bande dessinée.
Tu devrais me détester !
Ta sollicitude me dérange,
je ne la comprends pas !

_________________

puisque ça ne ressemble à rien, ça ressemble à tout (Dan)
vos bonjours du matin sont mes sourires du jour  (Maud)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.univers-de-maud.com/
Gy-Maud
Admin
avatar


MessageSujet: Re: LES AVENTURES DE FICHEMOILAPAIX   Sam 08 Oct 2016, 07:46

Berthe haussa les épaules continua son chemin vers le réfectoire.
Après le goûter Sophie demanda à Berthe :
- Josette, la monitrice des plus jeunes doit partir impérativement !
Les enfants de son groupe vont être répartis.
Avec Andrée, Aline et Anne je n'ai guère le temps de prendre en charge Jean.
Peux tu t'en occuper ?

Berthe :
- Bien sûr ! Viens avec moi Jean !
Il pleut ! Si nous allions à la bibliothèque ?

Jean enthousiaste :
- Oui !

Une fois arrivé :
- Ils s'appellent comment ?

Berthe :
- Pardon ?

Jean :
- Les deux fantômes !

Fichemoilapaix aussi vert que le jour de son indigestion :
- Tu nous vois ?

Jean :
- Oui ! Seulement il ne faut rien dire parce que les autres ...

Berthe :
- Les autres ?

Jean, répond, le pouce sur le front d'un geste évocateur !
- Ils nous prennent pour des cinoques !

Fichemoilapaix soulagé :
- Fichemoilapaix !

Jean :
- Ça ne se dit pas fiche moi la paix !

Berthe, elle aussi soulagée :
- Il s'appelle Fichemoilapaix en un seul mot
Je te présente Meinon Meinon !

Meinon Meinon :
- Ma non ma non .... B'soir Jean !
Le troisième "Sème-la-discorde" surveille deux filles !

Jean un sourire complice :
- Les deux filles à la fugue !

Meinon Meinon bouche bée :
-Ma non Ma non ! Comment sais tu ?

Jean riant :
- Je vous vois depuis le premier jour.
Je ne vous trahirai jamais !
De toutes les façons on me prendrai pour un peu fou !
À l'école les élèves m'appellent "Jean dans la lune" !

Berthe :
- Aimes tu les livres ?

Jean :
- Oui mes seuls copains !

Fichemoilapaix :
- Comme toi Berthe !

En toute fin d'après midi
Sophie entra pour amener Jean.
Une atmosphère de sérénité remplissait la bibliothèque.
si puissante que Sophie en resta clouée sur place !
Elle observa Berthe.
Cette dernière racontait, sans lire, une histoire à Jean.
Sans faire le moindre geste elle écouta la fin du conte :

Sophie avec un raclement de gorge :
- Jean, je viens te chercher, Josette est rentrée !
Quant à toi Berthe il faut que l'on parle !

Berthe tristement :
- À son retour de l'hôpital Anne paraissait revenir à de meilleurs sentiments :
Non, elle recommence à parler sur un ton acide
Je pensais tout interrogatoire terminé, donc danger écarté :
Non, Sophie veut me parler !

Meinon Meinon :
- Anne son orgueil et sa prétention reprennent le dessus,
quant à Sophie attendons !

Berthe retrouvant le sourire :
- Merci Meinon Meinon !

L'heure du repas du soir sonna.
Dans une apparition des plus réussies
"Sème-la-discorde" rejoignit ses amis
Dans un vocabulaire digne du siècle des lumières
il raconta sa surveillance auprès d'Anne!

Fichemoilapaix :
- Étonnante ta manière de causer !

"Sème-la-discorde" :
- La cour de Louis XV n'a aucun secret pour moi !
Taisons-nous ! Sophie arrive, j'entends son pas derrière nous !

Sophie :
- Berthe, après le repas, nous irons à la bibliothèque.
J'ai une proposition à te faire !

Sophie :
- Berthe je t'ai entendu quand tu racontais l'histoire.
Juste la fin ! magnifique !
Je te demanderais, à la veillée, de la redire,
si tu veux bien, je ne t'oblige en aucune manière !

Berthe après une grande réflexion :
- La même ?

Sophie :
- Comme tu veux ! Courageux de ta part.
Je pense que tu ne le regretteras pas !
Je vais aux cuisines surveiller la punition d'épluchage des deux fugueuses !

Dés son arrivée Sophie avertit le cuisiner et son aide
d'une soirée peu ordinaire pour la veillée,
elle les invita à venir écouter Berthe conter !

Le cuisinier :
- Manzelle Sophie si je faisais un chocolat chaud pour terminer cette soirée ?

Sophie :
- Merveilleuse idée ! Je vais chercher l'accord de la directrice !
La connaissant, vous pouvez commencer à préparer !

Andrée et Aline n'en perdirent pas un mot !

Andrée, à la rancune tenace chuchote à Aline :
- Voilà une bonne occasion pour nous venger !
Une phrase juste une phrase elle n'ira pas plus loin !

"Sème-la-discorde" partit en flèche pour avertir ses deux amis !

Berthe avec un doux sourire :
- Merci "Sème-la-discorde" !
Je sais qu'aux premiers mots elle se tairont !

Fichemoilapaix :
- Nous sommes là Berthe !

Le visage de Berthe s'éclaira d'une grande joie !

Malgré son assurance, Berthe toucha à peine à son repas !
Le trac serrait son estomac,
les regards d'Aline et Andrée ne la rassuraient guère !
Tous les enfants de la colonie se rassemblèrent autour du feu de camp,
Sophie pria les deux fugueuses de rester à côté d'elle,
ignorant que trois fantômes les entouraient
décidés à en découdre au moindre geste ou parole de méchanceté.
Berthe prit place devant toute la colonie y compris le cuisinier et son commis.
La lueur douce du feu éclairait d'une grande douceur le visage de Berthe.
Sa voix s'éleva dans la nuit, plus un mouvement plus un geste,
en un rien de temps un silence d'écoute s'installa.
Elle conta l'histoire d'un vieil homme et d'une vielle femme en mal d'enfant,
Le bonheur, de courte durée entra dans leurs habitudes
quand l'hiver leur offrit une petite fille des neiges !

À la fin de l'histoire le public avait triplé de volume !
Une tribu d’ectoplasmes s'était jointe aux écoutants !
Le temps sembla suspendu pendant quelques secondes,
puis les applaudissements déferlèrent !
Berthe bouche bée regardait cette foule de fantômes.

Fichemoilapaix :
- Réveille toi Berthe ! Les questions vont arriver !

Berthe :
- Tu les avais prévenus !

Fichemoilapaix :
- Non ! Je viens de poser la même question à Meinon Meinon et "Sème-la-discorde"
même réponse !

Sophie :
- Merci Berthe, quel talent ! Plus encore que je ne l'imaginais !

Se tournant vers les enfants :
- Georges et Denis son commis vous ont préparé un chocolat chaud !
Applaudissons les !
Berthe ? Berthe appela t elle !

Fichemoilapaix derrière elle murmura :
- Partie se réfugier sous la tente !
Elle se retourna, elle ne vit rien ni personne,
elle courut vérifier. Elle trouva Berthe enfouie sous son duvet !

_________________

puisque ça ne ressemble à rien, ça ressemble à tout (Dan)
vos bonjours du matin sont mes sourires du jour  (Maud)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.univers-de-maud.com/
Gy-Maud
Admin
avatar


MessageSujet: Re: LES AVENTURES DE FICHEMOILAPAIX   Sam 08 Oct 2016, 07:49

Sophie s'assoit au bord du lit :
- Berthe ? Pourquoi pleures tu ?

Berthe :
- Conter m'a épuisée !

Sophie :
- Que conter ?

Berthe après un temps de silence :
- Non pas que ...

Sophie :
- Je sais, veux tu me dire ?

Berthe émergeant de dessous sa couette avec un grand soupir :
- Mes parents ! Depuis quelque temps les disputes n'arrêtent pas !
Voilà la vraie raison de notre inscription à la colonie de mes frères et moi !
Ils rajoutent que, peut être cela me rendra un peu moins sauvage !

Sophie réconfortante :
- De prendre quelques jours pour eux, voilà une idée excellente !
Je parie qu'ils reviendront encore plus amoureux qu'avant !
Viens tu avec moi rejoindre les autres ?
Quelle magnifique conteuse tu fais !

Berthe en baillant :
- Merci Sophie je sens que le sommeil arrive !

Sophie :
- Doux rêves berthe ! repose toi demain nous repartons en excursion !

Fichemoilapaix et Meinon Meinon se regardèrent !
Ainsi les larmes de Berthe, son absence de sourire,
tout ça pour cause parentale !
Fichemoilapaix secoua la tête pas convaincu.
Berthe dans un demi sommeil sentit un souffle léger sur sa joue :
une caresse paternelle de Fichemoilapaix !

Le lendemain matin aux aurores, les "edelweiss" se levèrent.
Pas question de paresser au lit, la balade en montagne promettait d'être longue.

Sophie :
- Aline et Andrée, madame Puissanfin vient de lever votre punition.
Anne tu resteras auprès de l'intendante,
les autres n'oubliez pas de prendre un pull chaud, vos bobs et bouteilles d'eau !

Une belle journée ouvrait ses ailes sur les sommets
quand le groupe de Sophie partit pour la randonnée,
accompagné par nos trois inséparables ectoplasmes ...

La rosée brillait de mille feux sur le moindre brin d'herbe.
L'air frais frissonnait les feuilles des arbres
secouant les infimes perles d'eau déposées par dame Nuit.
Comme à son habitude, Berthe bonne dernière,
poétiser la nature à son réveil.
La prestation de Berthe alimentait les conversations.
Aline et Andrée, elles aussi, ne tarissaient pas d'éloge.
En rapporteur fidèle, "Sème-la-discorde",
tout heureux de ce changement,
ne manqua pas d'en avertir Fichemoilapaix et Meinon Meinon.
Quant à Berthe son bonheur ne s'arrêtait pas là,
toute heureuse de la tendresse de ses trois nouveaux amis.

Au fur et à mesure des dénivelés avalées
le visage de "Sème-la-discorde" devenait sombre

Fichemoilapaix :
- "Sème-la-discorde" souffrirais tu du mal des montagnes !

"Sème-la-discorde" ailleurs et inquiet :
-Non ... non, non la montagne je la connais et pour cause.
Je la connais si bien que j'entends sa respiration.
Celle que je perçois me soucie de plus en plus !

Meinon Meinon :
- Qu'entends tu ?

"Sème-la-discorde" :
- Elle se plaint, elle grogne, elle craque !

Fichemoilapaix incrédule :
- Comment, pourquoi peux tu dire ça ?

"Sème-la-discorde" :
- Dans le monde des vivants j'habitais près du Mont Blanc.
Enfant, le docteur Paccard me sortit d'une méchante pneumonie.
Quelques années plus tard il partit à l'assaut du Mont Blanc.
Je l'admirais et je me promis qu'adulte, moi aussi, je monterai là haut.
Dans la vallée j'étais connu pour mes bagarres.
Les habitants m'appelèrent "Sème-la-discorde".
Je buvais, comme tous là bas, de la gnôle.
Elle réchauffe en traitre, elle met la tête à l'envers.
Un jour de dispute avec mon épouse de rage je partis.
Seul, je serai le premier à atteindre le sommet.
La montagne je la connaissais !
Depuis l'enfance j'y menais les troupeaux.
J'appris à la connaître mieux que personne !
En hiver je sentais arriver les avalanches
en été les éboulements ...

Fichemoilapaix devant le silence rêveur de "Sème-la-discorde"
- Et ?????

"Sème-la-discorde" :
- ce jour où je suis parti, je n'ai pas voulu l'entendre.
Un éboulement m'emporta.
Jamais personne ne retrouva mon corps !

Meinon Meinon :
- Ma non ma non et aujourd'hui ?

"Sème-la-discorde" :
Je l'entends : elle se plaint, elle grogne, elle craque.

"Sème-la-discorde" disparut dans la montagne.
Très vite il revint avec de bien mauvaises nouvelles :

"Sème-la-discorde" :
- La fissure du rocher là haut est importante.
Quand va t elle lâcher ?
Pour cela il faudrait un ingénieur ou un géologue!
Je crains que l'éboulement soit imminent !

Meinon Meinon :
- Qui ? Qui appeler ?

"Sème-la-discorde" après réflexion :
- Je crois que je connais quelqu'un qui peut nous aider !
Entre nous nous l'appelons Racine-carré.
Toujours planté devant l'édifice qui s'écroula ....

Fichemoilapaix :
- "Sème-la-discorde" pas le moment, file le chercher et vite

Quelques minutes plus tard :

"Sème-la-discorde" en un soupir à faire trembler les montagnes :
- Pas facile à convaincre !

Racine-carré :
- Arrête de souffler ainsi, tu vas provoquer l'éboulement !
Pas d'accord pour venir ! À cause d'un mauvais calcul de ma part,
un édifice sous le poids de l'eau s'est effondré ..

Un voix tonitruante venue de nulle part :
- Faux ! Après votre décès
les experts conclurent à une défaillance due à de mauvais matériaux !

Racine-carré se retournant stupéfait :
- Monsieur le procureur !

Le procureur :
- Je vous suis de puis mon départ du monde des vivants.
Impossible de vous approcher pour vous dire la vérité !
Aucune erreur de votre part !
Inspectez ce rocher et donnez au plus vite vos conclusions !

Racine-carré :
- Avec la chaleur, la dernière pluie, importante, une dilation rapide
le rocher tombera avant midi !

"Sème-la-discorde" :
- Où ?

Racine-carré :
- À trois tournants plus haut !

Fichemoilapaix soulagé :
- Les enfants arrivent au quatrième !

Racine-carré :
- Pas suffisant ! Le souffle les débordements !
Pour être à l'abri atteindre le refuge le plus vite possible !
.... en courant !

Meinon Meinon se lamente :
-Ô les pôvres petits !

Fichemoilapaix :
- Berthe ! Il faut avertir Berthe !

"Sème-la-discorde" :
- Cette fois ci cela nous allons nous faire griller !

Fichemoilapaix :
- Pas le temps de palabrer !
Son imagination débordante lui donnera des idées !

arrivé près de Berthe :
- Ralentis un peu !
Un drame se prépare !
Tu vois le rocher là haut ?
Dans peu de temps il se détachera de la montagne provoquant un éboulement.
Vous n'êtes pas sur sa trajectoire, cependant vous risquez gros !
Il vous faut au plus vite monter, au moins, jusqu'au refuge.

Sans aucune hésitation comprenant le danger
Berthe court vers Sophie :
- Sophie sentez vous des ondes sous vos pieds ?

Sophie intriguée :
- Non, pas du tout !
Berthe ? Tu n'imaginerais pas une histoire à dormir debout !

Se ravisant en lisant la pâleur et l'anxiété sur le visage de l'enfant :
- Que veux tu dire Berthe ?

Berthe :
- Quand le sol bouge, il avertit d'un éboulement imminent !
À observer la montagne, je sais !
Le rocher qui surplombe le chemin : c'est lui !

Sophie :
- Je te crois !
elle s'adresse à tous les enfants :
Déposez vos sacs à dos ici !
Nous allons faire une course :
qui arrivera la première au chalet !

Andrée :
- Sophie, ça grimpe tant !

Sophie d'une voix ferme, ne laissant aucune place à la discussion :
- Posez vos sacs, prenez vos gourdes et courez !

Dix minutes plus tard le refuge accueillait le groupe des edelweiss ..

Un grondement terrible raisonna dans toute la vallée!
le tumulte des tonnes de rochers ne s'épuisait pas.
L'effroi paralysait les enfants.
Sophie gardait son sang froid
dans un effort surhumain.
Un silence terrorisant s'établit
cassé de temps en temps par le roulement d'un bloc de pierre.
Les filles se regroupèrent auprès de Sophie.
La peur se lisait dans leurs yeux effarés !

Berthe se tenait à l'écart entourée par les cinq fantômes.
Leurs mots apaisants la rassuraient.
De longues minutes plus tard
la peur paralysante s'estompa!

Sophie :
- Merci Berthe !
Ici nous ne risquons rien.
Le refuge ouvert, nous pourrons nous y abriter.
La source nous donnera l'eau pour boire.
Allons inspecter l'intérieur,
peut être quelques conserves nous attendent.

puis dans un grand soupir :
- Comment avertir que nous allons bien ?

Encore sous le choc les enfants rentrèrent dans le refuge,
Berthe, elle, ne quittait pas ses amis.

Berthe :
- Comment prévenir ?

Meinon Meinon dans un immense éclat de rire :
- Jean !

Fichemoilapaix :
Bon Dieu ... mais c'est bien sûr !

"Sème-la-discorde" :
- Fichemoilapaix tu te prends pour l’inspecteur Bourrel !

Cette remarque incongrue détendit l'atmosphère.

Meinon Meinon :
- Cet enfant déborde d'imagination
Il saura expliquer à sa manière la nouvelle.
Je pars sur le champ !

À la colonie madame Puissanfin angoissée
faisait des allers et retours dans son bureau.
Son chignon plus que jamais en mode tour de Pise
menaçait, lui aussi, de s'écrouler.
Elle connaissait le parcours emprunté par le groupe de Sophie.
Elle savait où elles se trouvaient
quand l'éboulement se produisit.

Meinon Meinon trouva sans peine Jean au bord de la rivière :
- Jean, les filles et Sophie sont saines et sauves !
Vas voir la directrice pour la rassurer.

Jean soulagé et heureux :
- merci Meinon Meinon

Comme un fou il court jusqu'au bureau directorial
entra sans frapper :

Jean :
- M'dame, m'dame Sophie et les filles sont vivantes !

Madame Puissanfin incrédule :
- Jean je ne permets pas ! Comment peux tu dire une chose pareille !

Jean :
- m'dame Berthe et moi jouons souvent au jeu de la transmission de pensée !
Elles sont dans le refuge !

Après réflexion madame Puissanfin comprit que Jean ne pouvait avoir connaissance du refuge.

La directrice :
- Merci Jean, je te crois, même si ça dépasse mon entendement.
Dans peu de temps les secours arrivent.
Nous aviserons avec le commandant !

_________________

puisque ça ne ressemble à rien, ça ressemble à tout (Dan)
vos bonjours du matin sont mes sourires du jour  (Maud)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.univers-de-maud.com/
Gy-Maud
Admin
avatar


MessageSujet: Re: LES AVENTURES DE FICHEMOILAPAIX   Mer 26 Oct 2016, 09:13

peu de temps après,
le commandant et un lieutenant
le chef des pompiers
le préfet et
le sous préfet envahirent le bureau de Madame Puissanfin !

Le commandant :
- Madame la directrice pouvez vous libérer votre bureau ?

D'un geste vif madame Puissanfin fit place nette.
Le commandant étala une carte IGN.

Le commandant :
- Madame la Directrice,
d'où peut on voir, prés d'ici, le refuge ?
Je ne veux pas envoyer mes hommes de l'autre côté de la vallée,
pour vérifier les dire de cet enfant !

la directrice :
- En haut du clocher !

Le commandant :
- Lieutenant Praleau ! Prenez la jeep avec mon chauffeur.
Grimpez en haut du clocher et vérifiez.
Voici les jumelles !

se tournant vers le chef des pompiers préfet et sous préfet :
- Madame Puissanfin connaissant bien le parcours,
ainsi que l'heure du départ des enfants avec leur monitrice
pense que le groupe n'était pas sur la trajectoire de l'éboulement.
Cependant les projections des pierres et autres rochers ne peuvent que les avoir atteints.
Jean, tout jeune garçon,
par je ne sais quelle acrobatie de l'esprit,
affirme savoir que le groupe est à l'abri dans le refuge.
Si cela se confirme il nous faut un plan de sauvetage urgent !
Impossible de passer sur l'éboulement beaucoup trop instable.
Qui connait d'autres voies ?

Madame Puissanfin :
- Joseph, notre jardinier, fut dans son jeune temps berger.
Je vais le chercher !

Pour tromper son angoisse, qu'il ne voulait pas montrer,
le commandant faisait les cent pas dans le bureau.

Le commandant :
- Bonjour Joseph, approchez !
Montrez nous sur la carte s'il y a d'autres voies !

Joseph intrigué :
- Jamais vu de cartes pareilles !
Oui il existe un autre chemin
Au départ il faut couper à travers les pâtures.
Ensuite le chemin des mulets,
couper par les éboulis et redescendre sur le refuge !

Le lieutenant :
- Commandant, il y a de la vie autour du chalet !

Au chalet, Sophie organisait l'attente.

Le refuge tout en bois
avec un trou au centre du toit
pour évacuer la fumée du feu
qu'on allumait à même le sol.
Tout autour contre les murs,
des planches de bois superposées,
faisaient office de lits.
Sur des étagères près de la porte,
quelques boites de conserves laissées en prévision
par des montagnards précautionneux et respectueux.

Une odeur âcre de vieille suie vous accueillait.
deux gamelles au cul noirci accroché sous la dernière étagère
se balançaient et se cognaient au rythme des courants d'air.

Sophie tendit l'oreille :
à ce son s'ajoutait un autre :
les sonnailles d'un troupeau.
Intriguée Sophie sortit précipitamment
Un jeune berger s'approcha :

- Vous êtes de la colonie ?

Sophie :
- Oui, je m'appelle Sophie !

Le berger :
- Jacques ! Vous pensez rester là ?

Sophie en un soupir à fendre l'âme :
- Je n'ai pas le choix, j'attends les secours.
Je connais un chemin pour redescendre dans la vallée
Il coupe au travers des éboulis
Trop dangereux si les enfants ne sont pas en cordée !

Jacques :
- Je comprends votre prudence.
Je ne peux, moi aussi atteindre la bergerie,
Ce soir il me faudra traire les chèvres,
je vous donnerai, avec plaisir, le lait !

Sophie :
- Merci ça complètera les conserves d'ici !
Cependant, combien de temps allons nous attendre ?
La source pour boire !
Et pour se nourrir ?

Pendant ce temps à la colonie :

Le commandant :
- Madame, pouvez-vous préparer autant de couverture qu'il y a de personnes dans le groupe de Sophie ?
Lieutenant combien vous faut il d'hommes pour monter au chalet avec :
Des couvertures, des victuailles, des cordes de rappels, en comptant, bien sûr vos propres paquetages !


Le lieutenant :
- Huit mon commandant !

Le commandant :
- Madame l'intendante allez en cuisine faire préparer une collation pour le nombre de personnes du groupe de Sophie
plus neuf !

se tournant vers le chef des pompiers :
- Quatre de vos hommes peuvent ils accompagner ?

Le chef des pompiers :
- Tout à fait, je vais de ce pas les appeler !

Le commandant :
- Rendez vous devant le perron dans un quart d'heure !
Nous ne pouvons pas attendre plus la nuit arrivera vite !

Le lieutenant tout bas :
- Voudriez vous prendre ma place ?

Le commandant surpris :
- Quelle question !

Le lieutenant :
- Ne seriez vous pas plus rassurer de voir ce qu'il se passe là haut ?

Le commandant :
- Ma place est au commandement, donc ici !

_________________

puisque ça ne ressemble à rien, ça ressemble à tout (Dan)
vos bonjours du matin sont mes sourires du jour  (Maud)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.univers-de-maud.com/
Gy-Maud
Admin
avatar


MessageSujet: Re: LES AVENTURES DE FICHEMOILAPAIX   Mer 26 Oct 2016, 09:15

C'était sans compter sur Fichemoilapaix et Meinon Meinon
venu inspecter les préparatifs du sauvetage !

Fichemoilapaix :
- Ah non ! Impossible mon plan va échouer !

Meinon Meinon :
- Ma non ma non quel plan ?

Fichemoilapaix :
- Il faut que le commandant rejoigne le refuge !

Meinon Meinon :
- Ma non ma non Pourquoi ?

Fichemoilapaix :
- et en rejoignant le refuge, il rejoint qui ?

Meinon Meinon tout sourire dehors :
- Sophie !

Un regard complice entre les deux fantômes et :

Meinon Meinon :
- Pas trop fort quand même !

Fichemoilapaix :
- Juste pour qu'il soit immobilisé !

Personne ne put comprendre pour quelle raison
le lieutenant Praleau s'étala de tout son long dans la cours,
il se releva avec une entorse au genou !

Dix minutes plus tard les sauveteurs avec le commandant
partirent guidés par le jardinier Joseph.

Sophie connaissait les nuits dans la montagne.
La température frôlerait le zéro.
A l'intérieur du chalet
Sophie aidée de Jacques avait allumer un feu.
Le lait de la traite chauffait lentement
dans une gamelle posée sur un trépied instable.
La chaleur du feu ne serait pas suffisant pour les réchauffer
la frayeur causée par l'éboulement fragilisait les corps
ils supporteraient moins le froid,
les pulls étant restés dans les sacs à dos.
Le visage fermé et les joues trop rouge de Berthe l'inquiétait.

La nuit s'installait quand les sauveteurs arrivèrent au refuge.

Le commandant avant d'entrer :
- Y a t il quelqu'un ?

Sophie et Jacques se regardèrent étonnés et un peu effrayés

Sophie :
- Qui est là ?

Le commandant ouvrant la porte :
- Nous venons vous apporter de quoi vous couvrir et manger.

Sophie soulagée se précipita vers le commandant,
lui prit les mains, les serra très fort :
- Merci d'être là nous passerons une excellente nuit.
Vous ne pouvez savoir la joie que j'éprouve à vous voir ici !

Le commandant tout bas :
- Il faut que ces enfants récupèrent grâce à une nuit de bon sommeil
Le retour à la colonie sera difficile.

Sophie :
- Je me doute la seule issue : traverser les éboulis !

Le commandant :
- Exact ! Nous les traverserons en cordée !

Sophie :
- Merci ! Cependant je suis inquiète pour une fille de mon groupe.

Sophie conduit le commandant auprès de Berthe..
Le commandant :
- Je la reconnais ! Grâce à cette enfant nous avons retrouver les deux fugueuses !

Sophie:
- Oui commandant !
puis tout bas :
- ses joues rouges m'inquiètent. Je crains qu'elle n'ait de la fièvre !

Le commandant :
- Un de mes hommes est médecin.
Je lui ai demandé de nous accompagner
ne sachant pas s'il y avait des blessés.

il continue à voix haute :
- Philippe, veux tu venir par ici !

Le médecin comprend de suite et s'approche de Berthe :
- Je m'appelle Philippe et toi ?

Berthe dans un souffle :
- Berthe !

Philippe :
- Souffres tu ?

Avec sa main Berthe montre le haut de sa poitrine :
- Ça brûle !

Philippe d'une voix douce :
- Je vais t'ausculter !

Tout près, trois fantômes observent plus qu'inquiets !
L'auscultation terminée Philippe entraine à l'écart Sophie et le commandant :

Philippe :
- Grave ! Je crains une pneumonie !
Il faudrait une radio pour confirmer,
des antibiotiques spécifiques pour enrayer la maladie,
que je ne possède pas ici !

Jacques qui a tout entendu :
- M'sieur, j'emmène toujours avec moi des herbes qui soignent.
Ma grand mère m'a appris à les reconnaître.
Voulez vous celles des maux de poitrine ?

Philippe :
- Pourquoi pas !

Jacques :
- À faire en infusion longue et à boire toutes les heures !
Dans trois jours elle ira mieux !

Le commandant :
- Trois jours ? Impossible !
Nous évacuons demain matin dés l'aube !

Philippe :
- Pas le choix, mon commandant !

Le commandant après un long silence :
- J'avertis le chef des pompiers,
nous prendrons les dispositions nécessaires.

À regarder leur montre, il était plus que temps de se sustenter
Le commandant insista pour partager son repas avec Jacques.
puis les enfants, épuisées, partagèrent les planches de bois superposées
qui faisaient office de couchage, enroulées dans les couvertures bien chaudes.
Un sommeil de plomb les accueillit pour une nuit réparatrice.
Berthe installée près du feu somnolait

Le commandant, le chef des pompier et Sophie palabrèrent de longues minutes.
Fichemoilapaix, Meinon Meinon et "Sème-la-discorde" restaient près de Berthe

Fichemoilapaix :
- Je suis inquiet :et pour l'état de santé de Berthe,
et surtout je vois la besace de Jacques se vider à vue d’œil.

"Sème-la-discorde"
-J'appelle Racine-carré il connait les simples

Racine-carré créant la surprise :
- Inutile de m'appeler !
Je connais ces herbes.
J'ai aperçu les mêmes près de la forêt.
Je reviens !

Quelques minutes plus tard
l'habile Fichemoilapaix glissa la récolte
dans le sac du berger.
Ce dernier n'eut point d'étonnement
il crut à un miracle,
comme dans la légende du barralet
que lui contait sa grand mère.
Le baralet du cerf
qui ne se vidait jamais.
Le vin aigrelet offrait réconfort et paix
à tous ceux toutes celles qui venaient s'y désaltérer,
tout en écoutant les paroles douces du cerf

Le commandant :
- Pour résumer :
Berthe intransportable,
Sophie, Philippe et moi même restons ici.
Vous monsieur le chef des pompiers ainsi que Joseph
vous partez à l'aube avec les enfants.
Dés votre arrivée à la colonie
vous faites le plein de victuaille
prenez les médicaments nécessaires pour Berthe
et vous revenez avec Joseph ...

_________________

puisque ça ne ressemble à rien, ça ressemble à tout (Dan)
vos bonjours du matin sont mes sourires du jour  (Maud)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.univers-de-maud.com/
Gy-Maud
Admin
avatar


MessageSujet: Re: LES AVENTURES DE FICHEMOILAPAIX   Mer 26 Oct 2016, 09:17

La nuit avançait à petits pas.
Chaque heure, comme l'avait conseillé le berger
Sophie réveillait Berthe avec douceur,
lui faisait boire la décoction.
Elle tenait la main brûlante de fièvre
jusqu'à ce que l'enfant s'endorme.
Cette sollicitude toute maternelle émut le commandant.
Les trois fantômes ne les quittaient pas des yeux.
Au petit matin le commandant prit la main de Sophie,
ce geste de tendresse : un rayon de soleil dans leur angoisse !

Aux premières lueurs du jour naissant,
Philippe vint ausculter Berthe.

Philippe :
- Son état stationnaire me rassure.
Sophie continuez la tisane.
Je prépare avec le chef des pompiers le petit déjeuner
Il ne faut point tarder à prendre le chemin du retour !

Après avoir bu un thé au lait de chèvre tout juste trait,
dévoré les biscuits des rations militaires
les filles du groupe de Sophie,
accompagnées par leurs sauveteurs,
partirent !

Jacques, tout en gardant ses chèvres, ramenait régulièrement du bois au refuge.
Il ne s'étonnait point d'en voir un tas à la lisière de la forêt,
qui ne diminuait pas, alimenté régulièrement par Meinon Meinon et "Sème-la-discorde"!

Fichemoilapaix, lui, ne voulait en aucun cas laisser Berthe.
En milieu de matinée, le rouge des joues de Berthe s'atténua.

Philippe :
- La fièvre baisse ! Ces simples font effet.
Continuons le traitement !
se tournant vers le berger qui arrivait
une brassée de bois dans les bras :
- Jacques te reste t il encore des herbes ?

Jacques :
- Ma besace est pleine ..
je ne comprends pas...

Une bourrade de Fichemoilapaix le fit suffoquer,
le berger ne put terminer sa phrase
Dehors, Noir, son chien, blanc comme neige, aboya un danger.
Jacques se précipita à l'extérieur,
étonné il vit son troupeau calme.

À la colonie, en début d'après midi,
madame Puissanfin accueillit avec un immense soulagement les rescapées.
Soulagement de courte durée,
elle ne vit ni Sophie,ni le commandant, ni le médecin.
D'un coup d’œil elle compta le nombre d'enfant : il en manquait une !

Le chef des pompiers donna les explications succinctes et nécessaires.
Il n'avait pas de temps à perdre s'il voulait retourner avant la nuit au refuge.
Aidé de Solange il prit les médicaments, puis fit le plein de nourriture.
Une demi-heure plus tard il reprenait le chemin de la montagne accompagné par Joseph.

En milieu d'après midi, Berthe se réveilla.
Philippe, ravi, constata que la fièvre avait disparu.
Il auscultait aussi bien les corps que les cœurs
Discret, il sortit pour laisser le commandant et Sophie seuls.
Berthe plongea dans un sommeil réparateur
Sophie, soulagée, moins aguerrie que le commandant dodelinait du chef.
Doucement le commandant passa son bras autour de l'épaule de Sophie,
épuisée, elle s'endormit.
Les fantômes exultaient.

Fichemoilapaix :
- Merci Berthe !

"Sème-la-discorde" faussement courroucé :
- Merci Berthe, merci Berthe ..
Quel souci ! Quelle angoisse !

Meinon Meinon :
- Ma non ! ma non tout est bien qui finit bien !
Apercevant Racine-carré !
Que fais tu là ? le juge a disparu ?

Racine-carré :
- Je reste ici près de Jacques, dans la montagne que j'aime tant.
Je me sens si heureux depuis que je sais ma non responsabilité
quant au juge : parti ! Son devoir accompli, il décida de rejoindre la mer !
Il déteste la montagne !

En toute fin d'après midi, le chef des pompiers et Joseph arrivaient.
Il rassura le commandant sur ses troupes, annonça les premiers déblaiements
- Ils dureront des semaines voire des mois
nous redescendrons quand l'enfant sera sur pieds.
Les éboulis à traverser demande une excellente santé !
Vous donnez combien de temps Philippe
avant guérison ?

Philippe :
- Deux jours tout au plus !

Sophie :
- Et cinq jours plus tard la colonie prendra fin !

Le retour vers la colonie se fit sans encombre.
Par précaution la directrice installa Berthe dans l'infirmerie,
pour sa plus grande joie.
Chaque jour Anne remplaçait le bouquet de fleurs des champs,
ramassées par ses soins,
une amitié naissait entre les deux enfants.
L'après midi, au bord de la rivière,
Berthe abandonnait ses chers livres
pour une conversation à bâton rompus avec Anne.
Elles découvrirent qu'Anne déménageait dans la ville où habitait Berthe,
et qu'à la rentrée scolaire elles fréquenteraient la même école !

Le dernier jour les parents assistèrent à une représentation
préparée par les enfants et leur monitrice.

Le père et la mère de Berthe tout sourire
apprirent les évènements avec bonhommie.

Aux vacances de Toussaint
Sophie invita tous les enfants de son groupe
pour fêter son mariage avec le commandant.

Quant à nos chers fantômes
Fichemoilapaix et Meinon Meinon
devenus inséparables, restèrent auprès de Berthe.
Fichemoilapaix savait que l'enfant aurait besoin de son soutien ...
"Sème-la-discorde" en affection pour Anne demeura à ses côtés
Racine-carré s'installa près de Jacques.

FIN !

_________________

puisque ça ne ressemble à rien, ça ressemble à tout (Dan)
vos bonjours du matin sont mes sourires du jour  (Maud)
Revenir en haut Aller en bas
http://www.univers-de-maud.com/
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: LES AVENTURES DE FICHEMOILAPAIX   

Revenir en haut Aller en bas
 

LES AVENTURES DE FICHEMOILAPAIX

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

 Sujets similaires

-
» [Collection] Romans d'Aventures / Gust. Aimard (La Bruyère)
» [Collection]Le Risque, aventures extraordinaires
» Collection "Aventures" ( 7 rue de la Paix )
» Les aventures étranges de l'agent IXE-13
» Mon magazine policier et d'aventures

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GRAPHOMAGE :: ESPACE DÉTENTE :: LA PLUME-