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 La légende des ruines du château Casous

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Gy-Maud
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MessageSujet: La légende des ruines du château Casous   Mer 08 Fév 2012, 09:29

En haut de la colline,
se dresse une ruine !
La légende du roi perdu
se murmure
sur la lande.
Les vieilles femmes du village
taisaient, d'un regard noir,
tout envie de connaître l'histoire !
Même les corneilles ne se perchaient pas,
sur les pierres noircies
par le feu !
Interdiction formelle
aux enfants d'approcher, de jouer,
près de ce lieu maudit.
Les mères menaçaient les enfants polissons,
brandissant le fantôme de la ruine,
comme la plus terrible des punitions !




Les peurs nocturnes tiraient
les draps au-dessus des têtes enfantines.
Intriguée et téméraire,
un soir de printemps,
je bravais la censure,
je grimpais la colline,
faisant fi de la colère maternelle,
j'avançais dans les ruines du château damné ...
braver l'interdit!
Assise sur une pierre
j'admirais le paysage à l'infini !
Une souris effrontée grimpa le long de ma jupe
s'installa sur mes genoux.
Impolie elle me tourna le dos
scruta la plaine étalée à nos pieds !
De sa voix de crécelle elle m'expliqua :
- C'était aux temps des cathédrales
aux temps des croisades !
Le château se dressait en haut de cette colline !
Sept tours tenaient le mur d'enceinte,
à l'intérieur un village avec tous les corps de métiers !
Le seigneur exigeait des jardins potagers avec des plantes médicinales
Aux pourquoi des habitants,
inlassable il répondait :
"au cas où"
Ses réponses explicatives le surnommèrent :
le seigneurs "D'au cas où"
la déformation populaire
en fit :
le "Casous"

La souris prit ses aises s'allongea
et partit dans un profond sommeil!!
- Ben voyons, on allèche le visiteur
puis silence grogné-je !

Pas de réponse !!

Furieuse du silence de la p'tite souris,
je me levais en secouant ma jupe !

- Quelle malapprise pesta la p'tite bête grise

- L'heure de rentrer sonne au clocher !

- Reviens demain je te conterai la suite.

Au repas du soir, la voix glacée de ma mère
énonça tous les malheurs promis
aux visiteurs de la ruine !
Savait-elle mon escapade ?
Peu m'importait !
En vacances, je m'octroyais toutes les libertés,
surtout celle de désobéir aux ordres donnés !

Demain je gravirai à nouveau la colline,
écouter la suite de l'histoire !

Les nuages s'invitèrent dans le ciel,
La pluie plus forte que toutes les recommandations
m'interdit la promenade vers les ruines.
Je m'échappais, montais vers le grenier.
Accueillie par l'odeur de la vieille poussière,
j'éternuais en guise de b'jour
aux objets mis au rebut.
Les malles anciennes, boîtes à trésors,
aux couvercles délavés par le temps
cachaient livres et cahiers,
aux écritures défraîchies,
enfermaient robes et costumes d'antan,
tout froissés, aux couleurs fanées.

Mon intuition me poussa vers une boite à chapeaux,
cachées derrière une pile de tuiles
en attente d'une hypothétique réfection de toit !
Des lettres sommeillaient.
La calligraphie désuète à l'encre mauve délavée
leur donnait un âge avancé !

Délicatement j'ouvrais une à une les enveloppes
Elles m'emmenèrent vers des secrets de vie insoupçonnés ...

La pluie glissait sur la lucarne du toit.
Les heures s'écoulaient,
je remontais l'échelle du temps.
Les lettres enfermées ouvraient les secrets.
L'histoire familiale s'imbriquait
à celle du château !
Je comprenais la colère sourde de ma mère
Le silence imposait par la peur !
A l'appel du goûter,
je refermais la boîte aux mystères révélés.
Mon regard sur le monde bouleversé !
Pourquoi garder ces lettres ?

La pluie vite chassée par la tramontane,
je grimpais à nouveau jusqu'aux ruines.
Sur les pierres noircies s'écrivait l'histoire
du lieu ... des espaces vides ....
des phrases entières absentes ...
à compléter .... à trouver .... à deviner ..
Je m'assis au même endroit,
avec le secret espoir d'apercevoir
la robe grise velours de la dame
au museau pointu,
aux yeux de billes de verres.
Je n'attendis guère,
une patte griffue égratigna mon mollet .....
La p'tite patte griffue s'invita sur mon mollet
j'ouvris ma main,
la peluche grise s'installa confortablement !

- Je lis dans tes yeux une foultitude de questions

- Je sais un peu de l'histoire d'ici
La découverte dans le grenier
d'une boîte à chapeau bien cachée
remplie de lettres anciennes,
a dévoilé quelques pistes .....

- Et ? ..............
Il te manque des chapitres, des tranches de vie
pour compléter le puzzle ...

- Tout à fait !

- Alentour aucune forteresse n'égalait celle du seigneur Casous.
L'orgueil de cet homme froid et calculateur
dispendieux en vie humaine exigea rapidité et solidité
aux tailleurs de pierre et maçons ..
Pas un chant, pas un mot sur les chantiers
seuls les coups de marteau rythmaient les heures travaillées
Du lever du soleil à son coucher
la fourmilière des hommes esclaves
travaillait sans relâche
à peine nourris souvent battus.
Ce château dés la première pierre fut maudit !
Dans l'enceinte, le village protégé,
ne craignait pas la disette.
Des jardins potagers ou de plantes médicinales,
cultivés avec soins, entouraient les maisons.

Le seigneur Casous, alchimiste ou sorcier,
fit creuser des puits.
L'eau, ce bien si précieux ,
dans cette région aride,
ne manquait jamais.
Étranges habitants aux visages fermés.
Les enfants ne couraient pas
ne jouaient pas,
dans les ruelles étroites.
Même aux heures les plus chaudes de l'été,
un frisson permanent enveloppait le château.

La nuit des bruits inconnus
résonnaient dans les courtines,
des cris étouffés parvenaient des caves du donjon,
des odeurs inconnues se répandaient
s'insinuaient sous les portes closes.

Parfois, dans l'obscurité nocturne,
une ombre passait le pont levis,
les sabots d'un cheval au galop martelait
les pavés de la haute cour!
Les moines en prières se signaient.

Quelles craintes ? Quelles peurs ?
questionnaient les rares visiteurs.
Ils ne restaient que peu de temps :
pas de taverne, ni hostellerie
pour accueillir leur corps fatigué.

Alentour circulaient de bien drôle de ragots

- Tu n'inventes rien p'tite souris ?
- Non, l'atmosphère pesante régnait,
tel que je te le conte !
L'arrivée d'un groupe de gueux aggrava la situation !
Les premiers jours d'été plombés
par une chaleur écrasante,
annonçaient une récolte précoce,
des vendanges avancées.
La canicule, dés les premières heures
terraient hommes, femmes enfants et animaux
dans les maisons fraîches.
Les villages alentours manquait d'eau.
La mort rôdait, emportant grand nombre de la population.
Un soir au ciel d'orage menaçant,
un groupe de gueux, arriva demandant
asile et protection.
Leur chevelure blonde, leur accent étrange
soulevèrent la suspicion
Ils s'installèrent dans le village.
Leurs mains fines dénonçaient leur appartenance !
Le seigneur Casous les surveillaient !
La présence quotidienne,
d'une femme dans les masures,
interdisait une fouille en règle.
Les espions du maîtres des lieux
rageaient,
le soir la colère de leur commanditaire
fondait sur leur tête tel un orage de grêle !
Les coups et les injures pleuvaient !
Les questions torturaient le suzerain.
D'où venaient-ils ?
que faisaient-ils ?
Pourquoi venir jusqu'ici ?
Les nuages d'orage arrivèrent
au moment le plus palpitant
du récit de la p'tite souris !
Je pressentais dans son silence,
un évènement lourd de conséquence ....
Les premiers roulements de tonnerre
sonnèrent un départ précipité !
Je restais sur ma faim.

...










_________________
 
puisque ça ne ressemble à rien, ça ressemble à tout (Dan)
vos bonjours du matin sont mes sourires du jour (Maud)


Dernière édition par Gy le Jeu 09 Fév 2012, 06:44, édité 1 fois
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Gy-Maud
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MessageSujet: Re: La légende des ruines du château Casous   Jeu 09 Fév 2012, 06:41

Dés les premiers rayons de soleil
annonçant la fin de la tempête,
je passerai outre celle de ma mère
je grimperai ce sentier qui mène aux ruines
Patiente j'attendrai le retour
de cette conteuse à la robe de velours grise.
Dés les premières heures du matin
je retournais vers ce lieu devenu familier !
La conteuse à robe grise m'attendais :

- Impatiente, de connaître
un peu de ces gens
à l'accent "pas comme tout le monde" !

Les préjugés enfantins moins coriaces
les barrières tombent plus vite.
Le fils du maître verrier devint le meilleure ami
de la fille d'un de ces estrangers,
tolérés au sein de la société
très fermée du sieur Casous.


Un jour de moisson,
où tous les adultes,
s'entraidaient dans les champs,
Paul suivit Adélaïde dans l'une des ces
maisons toujours closes !
Dans la sobriété de l'ameublement
un coffre attira l'attention de Pierre !
Il profita d'un moment d'inattention
de sa compagne de jeu
pour soulever le lourd couvercle !
Sa surprise fut grande quand il découvrit
les joyaux enfermés, le plus étonnant :
une couronne d'or sertie de pierres précieuses ....
Pierre fermait doucement le couvercle de la malle
quand un ombre massive obscurcit l'entrée :
la voix grave et rocailleuse du père d'Adelaïde
tonna dans le silence pesant de la maison :

- Ta curiosité te coûtera cher !

L'agilité de Pierre le sauva
de la grande et grosse main
qui cherchait à le prendre au col.
Il s'enfuit à toutes jambes
s'enfermer dans la maison paternelle !
Sa grand mamy, restée au foyer,
pour préparer la pitance de la maisonnée,
surprise l'interpella, l'arrêtant net
dans sa folle course pour se cacher ...
- Quelle bêtise as-tu faite ?

- Rien, grand mamy, rien !

- Assez ! Inutile de mentir !
Tes yeux crient ta peur,
ton visage peint ton angoisse !
Aurais-tu vu le diable ?

- Non, non pas le diable !

- Raconte !

Et Pierre de relater son aventure,
en un filet de voix,
pour ne pas être entendu !

L'aïeule prompte à répondre
ne pipait mot !
En d'autres temps, méfiante,
elle mettrait ce récit invraisemblable
sur le compte de l'imagination débordante de l'enfant
A voir son petit fils : il disait vrai !


Ces étrangers l'intriguaient de plus en plus !
Elle échafaudait mille hypothèses,
sachant qu'aucune ne correspondait à la vérité !
Femme d'action, elle élaborait des plans,
plus abracadabrants les uns que les autres.

Pierre resta cloîtré toute la journée
enfermé dans la chambre,
sa grand mamy eut toutes les peines
pour l'obliger à l'accompagner
vers les champs pour apporter
le déjeuner des travailleurs.

A la nuit tombée hommes et femmes fourbus
rentrèrent !
L'aïeule, impatiente attendait les parents de Pierre.
Dés leur arrivée, elle leur narra la découverte de Pierre !
Stupéfaits, ils lui demandèrent de répéter cette nouvelle étonnante
A la veillée, la nouvelle alimenta les conversations
Pierre assis aux pieds de sa mère se risqua :
- Des p'tits rois quoi !
- Si ta découverte n'est pas du vol, peut être bien
répondit sa mère !
- Des roitenets !! renchérit le père
Que devons nous faire ?
Les dénoncer ? Je ne le ferai pas !
Leur poser des questions ?
Cela me gênerai de souligner
la curiosité de mon garçon !
Je tourne la question dans tous les sens
Aucune solution !
Le père de Pierre ignorait
que la réponse arrivait à sa porte ..............
L'ombre du père d'Adèlaïde s'imposa
dans l'encadrement de la porte !
- Entrez proposa le père de Pierre
en montrant un siège près du feu
En silence l'homme mystérieux s'assit
à la lueur des flammes
les hôtes lisaient dans ses yeux
la tristesse, le chagrin, la colère.
Après de longues minutes
la voix grave aux "r" effacés
à l'accent si particulier
raconta sa terrible histoire :
L'étranger raconta les manoirs d'Angleterre,
les chasses, les journées de travail,
la vie paisible avant la tyranie de Jean sans Terre,
la révolte des barons, leur victoire.
Enfin, la victoire ... pas pour tous ...
Lui, contraint avec sa famille à l'exil,
emportant quelques unes de ses richesses
errèrent de long mois, sur les chemins d'ici,
craignant quelques bandits et autres usurpateurs,
avant de trouver refuge auprès du seigneur Casous.
Ce dernier ignorait la vraie histoire,
et surtout le contenu des coffres ....
- Je te demande, Pierre et à vous aussi,
de taire la découverte ....
Va voir ma fille, promets lui ton silence,
La peur la ronge à nouveau !

Personne ne remarqua l'ombre derrière la fenêtre ...
L'ombre se faufila dans les ruelles
éclairées par la lumière blafarde de la lune .
Arrivée près des remparts,
elle se glissa dans une cabane de bois.
Elle s'allongea sur la paillasse crasseuse,
étalée à même le sol de terre battue.
Les bras croisés sous sa nuque,
l'homme aux guenilles digérait
l'incroyable nouvelle !
Il comprenait la présence continue
dans la maison des étrangers,
il comprenait le mutisme de cette famille !
Peu lui importé leur histoire dramatique !
Comment détourner l'attention
pour récupérer le butin,
et lui le mendiant devenir un homme riche !
Une nuit à cogiter pour le mendiant
Une nuit d'appréhension pour l'étranger
Une nuit agitée pour un père
Trois raisons différentes
pour une nuit blanche
pour une même cause ....

Voler le trésor, seul,
impossible !
Attirer les gardiens du lieu
loin de la maison,
demandait un complice !
Les temps difficiles
n'auguraient rien de bon pour la suite !
Passer de vie à trépas pour quelques pièces,
évènement banal ...
Pour un tel magot,
maigres, les chances de survie .
Le choix de l'allier devait être judicieux ....
L'étranger réfléchissait ..
Devait-il reprendre la route ?
Errer, à nouveau, lui et sa famille ?
Revivre les angoisses d'un voyage,
trembler à la moindre rencontre,
reprendre les guenilles d'une fausse identité ?
La décision de rester, de partir,
lui incombait à lui seul !
Quelle responsabilité !
Sur sa paillasse, près de l'âtre
Pierre dormait.
Son sommeil agité, peuplé des pires cauchemars,
hantèrent sa nuit !
Dans la chambre juxtaposée à l'étable
les parents de Pierre ergotaient,
discussion âpre sur la conduite à tenir,
en désaccord parfait ...
de larges plages de silence tendu,
émaillaient leur différent.
La grand mamy de Pierre priait.
Elle pressentait un drame.
Au petit matin, l'étranger réunit sa famille,
sa décision prise :
ils ne repartiraient pas
sur les chemins d'un autre exil..
Les larmes et le pâle sourire
sur le visage de son épouse,
bien plus que des mots,
disaient l'apaisement,
procuré par la nouvelle !

Aux aurores, les parents de Pierre,
partirent vers les champs,
terminer les moissons
dans leurs yeux se lisait
l'appréhension de porter
le lourd du secret.

Dés potron-minet le mendiant voûté
son bâton noueux à la main,
se dirigea à l'extérieur de la forteresse.
Les pas décidés s'orientèrent vers la forêt
à la recherche d'un gueux de ses connaissances
ancien soldat estropié,
lors d'une bataille avec les anglais.
Sa déchéance nourrissait une haine contre eux.
Le pendard comptait sur cette rancœur
pour le décider à le suivre dans son plan


La p'tite souris grise pencha sa tête sur le côté !
Ses yeux perle noire m'indiquaient le ciel à regarder ..
Le soleil disparaissait à l'horizon.
A écouter l'histoire, les heures s'effilochaient.

- Ne pourrais-tu faire un résumé ?
Tu donnes tant de détails

- Je sais .... "escampe" vite
Demain, je te conterai la suite !

- Et si la pluie s'invite ?

- Pas de pluie temps sec !

Incrédule, je toisais la nouvelle météorologue !

- Comment peux-tu prédire ?

- Un secret ......


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